Une société Holistique ? Ce n’est pas une utopie !

Une société Holistique ? Ce n’est pas une utopie !

L’écologie, l’économie, le social, le politique et le spirituel font partie d’une vision qui tient compte de la globalité. L’unité et l’interdépendance de toute chose sont à l’horizon de cette vision. Elle donne lieu à une nouvelle culture politique qui s’enracine dans une conscience planétaire. Cette nouvelle culture est en train de se construire : elle est là, parmi nous, et, à partir du moment où nous optons pour des valeurs respectueuses de l’humanité et de son environnement, nous en sommes les représentants…

Le rapport de l’être humain à son environnement a profondément changé depuis la fin du 19ème siècle. Le rapport à la Terre a changé, mais aussi le rapport à l’espace, au temps, au travail, à la famille, à la santé. Ces changements sont apparus avec des nouvelles technologies qui favorisent deux concepts : la rapidité et la quantité. On se déplace plus vite, plus loin, et on produit plus vite et davantage. Le rapport des habitants de la planète entre eux s’est, de ce fait, modifié. La Terre est de plus en plus petite. On sait ce qui se passe presque instantanément à l’autre bout du monde.
Les logiques qui prédominent sont de plus en plus communes. En un demi-siècle, la mondialisation est née. Et maintenant elle est là, en train de grandir, et nous ne savons toujours pas de quoi notre civilisation a exactement accouché…! Mais ce qui est sûr, c’est que c’est un phénomène qui change notre culture car elle change notre image de nous-même dans le monde.
En effet, la mondialisation implique pour les différentes collectivités (continents, pays, races, etc…) une toute autre représentation d’elles-mêmes et de la signification qu’elles donnent à leurs choix.

Les membres des différentes collectivités se groupent en entités : ce sont les pays et les Etats.
Ceux-ci sont gouvernés par des gouvernements où nos élus prennent des décisions politiques, autrement dit des décisions qui débouchent sur des mesures qui servent ou qui sont censées servir le bien commun. Une des questions essentielles qui se pose aux Etats (et aux gouvernements qui, rappelons-le, sont nos représentants) est la suivante : Les Etats vont-ils d’abord penser à leur propre survie ou vont-ils prendre conscience que la solution aux graves menaces qui pèsent sur la Terre nécessitent, de façon impérative, une détermination mondiale ?
Où l’on changes nos modes de vie, ou l’on continue à auto-détruire l’espèce humaine. Posé ainsi, l’équation est simple. Et on serait tenté de dire que personne ne veut cette destruction, bien entendu. Pourtant, l’on continue ! Que dire d’un Vladimir Poutine se réjouissant du réchauffement climatique qui, pense-t-il, permettra de lutter contre le froid et favorisera l’agriculture russe !? Que dire d’un Bush qui ne ratifie pas les traités favorisant la sauvegarde de la planète comme le traité de Kyoto !? Qu’en dire, sinon le déplorer profondément !? Et aussi de stigmatiser l’inconscience.

Crise mondiale = crise de conscience

Conscience : le mot est lâché. La crise mondiale à laquelle nous sommes confrontés est avant tout une crise de conscience. Autrement dit, ce qui importe est d’abord le développement de nouvelles façons de voir tant individuellement que collectivement. A partir de quel point de vue voit-on le monde ? Quel est le petit bout de la lorgnette sur lequel nous collons notre oeil ?

Pour que l’on prenne en compte la planète, il faut que chaque habitant se sente concerné et qu’une
grande proportion de gens se définisse comme citoyen planétaire. Le vrai moteur d’un changement possible passe, d’abord et avant tout, par le changement global du point de vue et de l’état de conscience collectif. C’est ce que dit Ervin Laszlo, fondateur du club de Budapest (en 1993). C’est ce que disent des membres de ce club, des personnes actives mondialement ou localement dans différents secteurs des arts, de la science, de la culture, comme Peter Russell, Edgard Mitchell, le Dalaï Lama, Vaclav Havel, Gorbatchev, Elie Wiesel, Peter Ustinov, Desmond Tutu, etc… L’objectif du club de Budapest est de provoquer l’éclosion de nouvelles visions de l’avenir et de nouvelles valeurs sociales pour faire face aux défis de l’avenir.

Une espèce commune

Tout changement de conscience débouche sur une question d’identité : qui sommes-nous ? Chaque population terrestre doit s’approprier cette identité basique : nous appartenons à une espèce commune. Il s’agit tout simplement de le reconnaître, de le sentir, de le savoir profondément. Autrement dit, d’être conscient de l’interdépendance fondamentale de chaque élément de la Terre, d’être conscient de l’unité. Nous sommes fondamentalement “UN” tout en étant singuliers.

Si vraiment l’on se dit : “Nous faisons partie d’une espèce commune”, nous devons alors faire en sorte que cette espèce commune ait une éthique planétaire. La nécessité de définir des principes moraux qui seraient adoptés par l’ensemble des peuples, à un niveau mondial, exige une très profonde étude. C’est seulement au début des années 70 que les débats sur l’éthique se sont élargis, grâce notamment à l’écologisme radical du philosophe norvégien Arne Naess. Auparavant, les êtres humains ne se considéraient pas comme ayant des obligations morales envers les formes de vies autres qu’humaines. Mais dans notre monde contemporain, la responsabilité des êtres humains envers toute forme de vie pourrait justement devenir le fondement même d’une éthique planétaire.

Quoiqu’il en soit, le développement d’une éthique planétaire pourrait s’avérer la conséquence la plus visible d’un changement de point de vue qui s’apparente à une conversion spirituelle. Changer de point de vue implique, en effet, un “retournement”. Il s’agit d’un bouleversement profond qui ébranle les anciennes valeurs et amène une transformation.

Le virage global

Pour qu’advienne un point de vue neuf, un abandon des vieilles façons de voir est indispensable.
Ce lâcher prise ne peut se faire qu’au terme d’un processus.

Laszlo parle, au niveau collectif, de “virage global” qu’il définit ainsi : “un virage global est un processus d’évolution sociétale au sein duquel l’atteinte des limites de stabilité du système provoque une bifurcation, c-à-d une ère de transformation”. Ce virage est annoncé par une crise.
Des facteurs décisifs entraînent une crise où prédomine le chaos. Ces facteurs décisifs sont : une non-viabilité écologique (la dégradation de l’eau, du sol, de l’air et du climat) et une non-viabilité sociale (l’exclusion de nombreux pays et groupes sociaux).
Pour Laszlo, l’humanité peut réagir à la crise et au chaos de deux façons :

1. Les institutions en place sont trop lourdes à bouger et le système de valeurs de la population reste identique. L’humanité continue donc de détruire la planète, la société gère de moins en moins sa complexité et les tensions sociales s’accroissent et dégénèrent en conflits et en violences.

2. L’attitude d’une forte proportion de la population évolue, c-à-d que la majorité des gens adoptent un système de valeurs qui produit une évolution se reflétant notamment à travers les institutions.

On ignore, actuellement, le type de scénario vers lequel nous nous dirigeons. On pourrait être pessimiste et se dire qu’il y a bien des alarmes tirées mais que rien ne change. Une autre lecture de la réalité est cependant possible.

Que faire à un niveau individuel ?
L’individu isolé a parfois l’impression d’errer dans un labyrinthe infernal, il se désespère et se culpabilise. Pourtant, nous sommes moins seul(e)s que nous ne le pensons. D’après Laszlo, ce qui importe pour faire changer le monde, c’est qu’il y ait une forte proportion de la population qui partage des valeurs tournées vers la vie, afin qu’elles soient adoptées dans les institutions. Or, les études le prouvent : ce groupe de population existe. Ce n’est pas une illusion, ou une utopie. C’est une donnée réaliste, démontrable et expérimentée.

Contre-pouvoir

De quoi s’agit-il ? Souvenons-nous de Seattle en 1999. Seattle, c’est la défaite de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) où devait être stigmatisé la prééminence du commerce sur l’humain. Contre toute attente, des centaines d’associations, des milliers de personnes sont venues des 4 coins du monde pour dire : “Non !”.

Il y a eu ensuite le Forum social de Porto Allegre avec, là aussi des milliers de participants. Que disait le texte des banderoles ? Une phrase, très simple : “Un autre monde est possible !” D’où le nom donné aux manifestants : Les altermondialistes. Que montre ce mouvement ? D’abord, son existence dans tous les pays. Puis, sa cohérence. Un ciment culturel unit ces milliers de personnes
: ce sont les valeurs de solidarité, de préservation de l’environnement, de justice sociale, de paix.
Bien sûr, ces aspirations sont encore loin d’être institutionnalisées. Mais une force dynamique de changement s’exprime dans ce mouvement et il est important de savoir que chaque fois que nous énonçons les valeurs de cette culture, nous faisons de la politique, nous faisons oeuvre citoyenne, nous faisons preuve de citoyenneté. En effet, en alimentant la culture altermondialiste, nous élaborons une autre mondialisation, un contre-pouvoir à la mondialisation strictement économique. Le discours économique est contrecarré. Des valeurs basées sur la responsabilité écologique et sociale sont portées sur la scène publique.

Vous n’êtes pas seul(e)s !

Les sociologues ont donné un nom aux personnes qui sont à l’oeuvre dans ce nouveau type de mondialisation : ce sont les créatifs culturels. Ce terme, un peu long, un peu compliqué, vient du docteur en sociologie et en anthropologie Paul Ray.

Quelles sont les valeurs des créatifs culturels ? L’universalisme, l’écologie, la réalisation de soi et la spiritualité, la conscience sociale, une sensibilité aux valeurs féminines. Il existe des données mondiales sur les créatifs culturels. D’après un rapport présenté au Forum sur l’état du monde en novembre 1997 (1), les créatifs culturels sont aussi répandus en Europe qu’aux Etats-Unis.
L’étude sociologique publiée dans le rapport World Values Survey montre qu’il existe un changement de mentalités dans un grand nombre de pays : les pays du Nord comme la Suède, le Danemark, la Finlande, la Norvège, l’Islande, mais aussi des pays auxquels on ne penserait pas d’emblée comme la Suisse (!) et la Grande Bretagne, sans compter les USA et le Canada.
Les valeurs de cette nouvelle mentalité : la prééminence de la préservation de l’environnement sur la croissance économique, le pluralisme culturel, une plus grande liberté des femmes, la quête de sens.

Quel est le profil des créatifs culturels ? Ils ont en général un très bon niveau culturel et ont suivi des études supérieures. Ce sont majoritairement des femmes (plus de 60%). Ces chiffres sont ceux où l’étude a été effectuée, c-à-d ceux de la population adulte des USA. Rappelons que 50 millions d’américains (soit environ 26% de la population adulte des USA) peuvent être considéré comme des créatifs culturels. Il serait intéressant de les comparer à un échantillonnage européen.

Quête de sens et vision d’avenir

En ce qui concerne leur attitude vis-à-vis de la spiritualité, bon nombre d’entre eux accordent une importance significative à la quête de sens et à la transformation intérieure.

Les notions avancées dans ce domaine sont : l’unité, l’interdépendance, la totalité, la complétude. Ces notions font écho à la notion de “système vivant”. Chaque être humain étant conçu comme un système vivant, en connexion avec un système vivant plus grand que lui, la planète. Il est important de prendre en considération ces croyances car elles forment le terreau psychique d’un inconscient collectif d’où part l’élaboration d’une vision de l’avenir. J. Polak, juif hollandais dont l’oeuvre prend sa source durant les années de persécutions, est le fondateur de la futurologie (2). On comprend que la préoccupation essentielle de sa vie fut celle d’étudier les conditions d’un avenir positif pour l’humanité. Il fit une étude extrêmement nourrie et sérieuse des croyances occidentales au sujet du futur.

Il ressort de cette étude que la vision positive ou non de l’avenir est essentielle pour le pouvoir créatif de la société en marche. Les images ont, à cet égard, un très grand pouvoir. Ainsi, mieux vaut alimenter la vision d’un monde “un” que d’un monde apocalyptique, cette dernière vision alimentant le désinvestissement et donc l’inertie.

Une force motrice

Les acteurs de la société civile, dont les créatifs culturels sont partie prenante, partagent largement cette tendance à la spiritualité. La société civile, rappelons-le, est tout simplement composée de groupes de citoyens qui s’expriment au niveau local, national et international.

Ce sont des gens comme vous et moi qui partagent un certain nombre de valeurs sociales, spirituelles, humanistes et écologiques. Ce dont il est important de se rendre compte, c’est que l’étude sociologique de Paul Ray met en évidence l’existence de cette couche de la population parallèlement à l’émergence du concept de “société civile”. Les acteurs de la société civile et les créatifs culturels défendent une même vision de la vie et les mêmes valeurs. La société civile est celle par laquelle a lieu la possibilité de créer une autre société, car elle peut éventuellement se positionner face aux gouvernements et aux grandes multinationales, par une attitude citoyenne et responsable dans sa consommation.

La société civile met en oeuvre dans le monde la possibilité d’une révolution culturelle. Pour N. Perlas, fondateur du CADI (Centre d’étude, de recherche et d’initiative pour un développement durable), ce ne sont pas seulement des intérêts économiques et politiques qui font l’histoire, mais c’est aussi une culture. La culture est une force motrice. Or, la culture, ce sont des valeurs et l’expression de ces valeurs.
Chaque fois que vous exprimez des valeurs écologiques, sociales, spirituelles, dans votre façon de vivre ou dans votre milieu professionnel, vous participez à l’élaboration de cette culture. Elle s’avère actuellement le seul lieu réaliste d’un espoir d’évolution positive pour le monde, où toutes les dimensions de l’être humain en lien avec les autres et l’univers sont prises en compte.

Le troisième acteur

Espoir réaliste, car la société civile a du pouvoir. C’est en tout cas ce que démontre Jessica T. Matthews (3). Pour elle, l’émergence de la société civile face à l’Etat et aux marchés est l’un des plus important transferts de pouvoir qui se soit opéré dans le monde depuis la chute du mur de Berlin. Ce qui veut dire que désormais, il faut compter avec la société civile, il faut compter avec les ONG (Organisations Non Gouvernementales), il faut compter avec les associations.

Ce pouvoir est assez important pour qu’il soit pris en compte par les gouvernements et par les sociétés multinationales aussi importantes que Monsanto. Si l’Europe résiste aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés), c’est bel et bien grâce aux multiples voix de l’opinion publique qui se font entendre. La société civile est maintenant le troisième acteur d’un dialogue qui n’en comptait que deux auparavant : le politique et l’économique.
Faut-il le dire : c’est encourageant…!

La société civile qui est composée de différents groupes, associations, personnes, n’est pas un pouvoir que l’on peut facilement mettre en boite et circonscrire. Internet est un outil fabuleux de développement pour ce troisième acteur avec qui les Etats et les grandes firmes doivent désormais compter. Avec internet, les groupes de personnes communiquent et se mobilisent à toute vitesse. Des pétitions, des manifestations, des échanges d’informations sont organisées sans que cela ne coûte grand chose. Les liens sont rendus possibles et des réseaux se développent.

Lorsque dans les années 60, Marylin Ferguson dans son célèbre livre “L’ère du verseau” parlait du développement d’une nouvelle vision du monde “le nouveau paradigme” par le biais de la création de réseaux, elle avait une vision pionnière du phénomène en oeuvre actuellement. En effet, les créatifs culturels d’aujourd’hui et les tenants de la société civile sont les héritiers des valeurs des années 60, avec l’intégration d’une dimension politique en plus, et c’est tant mieux !

En cours de construction…

Malheureusement, le processus de transformation des valeurs de la société est lent. Trop lent ?
Pas assez rapide, en tout cas. Pour Ervin Laszlo, si l’on change de point de vue, il est possible de changer de cap. Le but serait de passer d’une évolution matérialiste à une évolution holistique. L’évolution matérialiste est extensive. Elle est fondamentalement prédatrice, colonisatrice, consommatrice. Elle conquiert. Elle conquiert des peuples en imposant une vision dominante. Elle produit pour produire, elle utilise et transforme les matières premières et utilise de l’énergie (de l’essence, du gaz, de l’électricité, etc). Puis, elle crée des demandes artificielles chez les consommateurs.

A l’opposé, Laszlo, dans une vision pionnière, dresse la peinture d’une société ayant des valeurs sociales, écologiques et spirituelles. Société du futur, à construire, ou en cours de construction.
Pour y arriver la connexion, la communication et la conscientisation de la population sont indispensable. Cette vision a-t-elle des chances d’aboutir ? Oui, c’est possible. Bien sûr, elle suppose que soient utilisées les énergies renouvelables et durables. Toutes les énergies de la nature, l’énergie solaire, éolienne, mais aussi celle des marées, peuvent remplacer l’énergie nucléaire et les combustibles fossiles. Les découvertes scientifiques de nouvelles technologies vont se raffiner. Par exemple la nanotechnologie : elle utilise de minuscules particules de matières
allant de la taille d’un atome à la taille d’une molécule (c-à-d des nanomètres). Avec l’utilisation de la nanotechnologie, on peut créer des processus de fabrication propre grâce à des matériaux de haute précision et éviter les sous-produits polluants.

Vers une conscience collective créatrice

La créativité existe donc bel et bien. Ce qui manque, ce sont les moyens et une volonté politique. Sans volonté politique, rien n’est possible, sauf une vue à court terme. Une vraie vision politique est directement liée à des idées et à des convictions intérieures très profondes qui touche à la nature sacrée de l’être humain, de la planète, des peuples.

Il s’agit donc, une fois de plus, de changer les consciences. En cela, les médias et l’enseignement pourraient s’ils mettaient en place des programmes adéquats, jouer un rôle primordial d’information et d’éducation pour propager et diffuser des principes holistiques.
La communication médiatique et l’enseignement sont deux vecteurs fondamentaux de propagation de culture. Or, comme nous l’avons vu, une révolution culturelle est essentielle pour qu’ait réellement lieu une prise de conscience et un changement de point de vue dans une grande partie de la population mondiale.

L’équation à travailler est limpide : la survie de l’humanité dépend de son évolution culturelle, résultat de son évolution vers une conscience ouverte à la notion d’unité. C’est une évolution vers une conscience collective créatrice et solidaire qui sauvera le monde.

Marie-Andrée Delhamende

(1) (2) (3) : Pour tout ce qui a trait aux créatifs culturels et à la société civile, voir les excellents ouvrages parus aux éditions Yves Michel, dont s’inspirent notamment la substance de cet article.

Livres

“L’émergence des créatifs culturels”, Paul Ray et Sherry Anderson, Editions Yves Michel.

“La société civile : le 3ème pouvoir”, Nicanor Perlas, Editions Yves Michel.

“Le virage global”, Ervin Laszlo, Editions de l’Homme.

“Une autre mondialisation est possible”, D. Barrez, Editions le Roseau Vert et Oxfam.

“Ailes et racines, partage international sur la spiritualité de l’engagement social”, sous la direction de Thierry Verhelst, Editions Siloë.

Source : Agenda plus, n° 170, septembre 2005.

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