Anne Givaudan et Daniel Meurois : Qui êtes-vous ?

Pendant une vingtaine d’années, Anne Givaudan et Daniel Meurois ont uni leurs efforts afin d’offrir à un très large public un témoignage hors du commun sur la pluralité des mondes et la recherche d’une conscience nouvelle. Traduits en onze langues, les douze livres qu’ils ont signés ensemble sont rapidement devenus des best-sellers sur le plan mondial. D’ores et déjà, leur oeuvre commune constitue un apport incontestable à l’expansion d’une spiritualité ouverte pour le troisième millénaire. Aujourd’hui, les deux auteurs poursuivent, chacun de leur côté et avec le même souffle, leur travail d’enseignement et de diffusion.

Puissent les informations qui suivent réveiller les possibilités latentes endormies en chacun et faire de vous, non pas des lutteurs ou des guerriers mais des éveillés-conscients, des redécouvreurs, des insoumis par Amour de la Vie, car c’est maintenant plus que jamais que tout se joue…

A tous les “insoumis” que le souffle de l’Esprit engendre.
A tous ceux qui refusent le confort de la bonne conscience.

Qui êtes-vous ?

“…Regardez ! Je veux dire regardez-vous… Qui êtes-vous au juste ? Car c’est la question première. C’est cela qui vous tourmente, que vous vous en aperceviez ou non, que vous viviez en paix relative ou sans cesse dans la révolte. Si vous êtes honnêtes avec vous-mêmes, vous demeurerez totalement incapables de répondre à une semblable interrogation. Oh, certes, vous pouvez toujours vous dire, je suis maçon ou secrétaire, médecin ou professeur, étudiant ou serveur dans un restaurant… Que sais-je encore ? Et puis après ? Vous aurez juste mis le doigt sur une croûte… l’emballage de votre être, votre label en quelque sorte. C’est la raison pour laquelle, si vous menez tant soit peu une recherche intérieure, vous allez aussitôt ajouter : “Oui, je le sais bien, tout cela c’est un rôle social, c’est mon masque… car je suis bien autre chose. Je suis un fils ou une fille de Dieu, une parcelle de sa Divinité. Je sais qu’il existe une étincelle sacrée en moi, d’ailleurs c’est elle que je recherche”.
Et, disant cela, vous estimerez avoir visé juste. En réalité, vous aurez récité une leçon, comme un vieux souvenir du catéchisme de votre enfance, ce genre d’affirmation qui donne bonne conscience parce qu’elle procure la sensation d’avoir compris quelque chose de fondamental.
Et puis après ?

Et puis après… vous n’avez fait que coller une autre étiquette sur vous-mêmes : “Je suis un croyant… je suis un chercheur de l’esprit.” Et cette étiquette-là, mes amis, peut persister très très longtemps au-dessus de votre tête… je devrais dire agrafée dans votre aura sans que rien ne change. En effet, rien ne bouge de façon décisive en vous, parce qu’une telle enseigne est un peu comme un héritage génétique. Vous ne l’avez pas réellement cherchée, elle est là parce qu’elle reprend une tradition familiale, parce qu’elle correspond à une intuition de base ou parce qu’une secousse indépendante de votre volonté et qui a bousculé votre vie vous a amenés à penser que…

Mais en réalité, qu’en savez-vous ? Il faut vous avouer que vous en restez toujours à la périphérie des choses, à l’extérieur de vous-mêmes et du concept de Divinité. Certes, il y a bien l’intuition de la présence d’une source lumineuse en vous, mais quelle est-elle au juste cette intuition ? Une connaissance effective ou une simple impression ? N’ayez pas peur de le reconnaître, car tout ce qui n’est pas fondamentalement authentique s’écroule tôt ou tard comme un château de sable.
Alors, autant faire jouer tout de suite le vent et la mer, ne croyez-vous pas ?

Ce qu’il faut pour vivre et non pas simplement pour exister, ce sont des bases vraies, une perception limpide et de plus en plus tangible de ce Vous qui se cache en vous.
Vous êtes catholique, protestant, bouddhiste ou musulman ? Pourquoi donc ? D’ailleurs, il se pourrait que vous l’affirmiez mais que vous ne le soyez pas. Reconnaissez qu’un certain nombre de peurs disparaîtraient d’elles-mêmes si vous l’étiez réellement. Que fait donc de vous l’héritage spirituel dont vous vous réclamez ? Peut-être une simple et bienveillante mécanique à psalmodier ou à réciter un dogme. Peut-être un brave homme qui aimerait que tout aille bien mais qu’il ne faut pas trop déranger dans ses habitudes. La cérémonie du dimanche, celle de Noël, du jour de Pâques ou encore le long jeûne du Ramadan sont toujours officiellement une belle assurance pour l’accès aux Cieux !

Ne voyez aucune acidité, aucune ironie dans ces paroles. Notre seul but est de vous faire toucher du doigt la fragilité de ce que vous êtes en périphérie et de ce en quoi vous croyez.
Alors maintenant, répondez-vous : Qui êtes-vous réellement ?
Finalement vous n’êtes certains que d’une chose : vous êtes les enfants de vos parents, biologiques ou adoptifs peu importe, qui eux-mêmes sont les enfants de leurs propres parents et ainsi de suite. Et, que vous l’acceptiez ou non, vous êtes, dans ce que vous connaissez objectivement de vous tout au moins, la conjonction de tout un réseau d’influences et de conditionnements divers : patrimoine génétique, milieu social plus ou moins aisé, plus ou moins culturel, artistique, religieux ou athée… et je n’évoque pas le murmure des possibles vies antérieures.

Tout cela fait de vous un melting-pot qui voile finalement votre identité fondamentale. Tout cela fait que rares sont les instants où vous pensez, aimez, agissez par vous-même puisque c’est le masque qui, en vous, a le plus de facilité ou de spontanéité à s’exprimer. Voilà pourquoi la base première de la prise de conscience que vous devez induire en votre être pourrait s’appeler “prise d’altitude”. Ce mouvement de recul inévitable au-dessus de la mêlée des personnalités, à commencer par la vôtre, doit conduire à un total déconditionnement. Mais attention, une semblable prise d’altitude va ouvrir un gouffre sous vos pieds. N’en soyez pas surpris ! Pour se reconnaître ou se reconstruire, la première démarche est une démarche de courage. Il faut oser.

Oser vous dire que vous êtes l’artisan absolu de l’idée que vous maintenez de vous dans l’instant présent mais aussi, de l’image que vous avez du monde. Un artisan crée et décrée à son gré. Son imagination et son pouvoir d’action sont à la base de tout ce qu’il peut générer. Vous êtes artisan…
Faites donc table rase de ce en quoi vous croyez de façon mécanique. Fondamentalement, clamez votre indépendance. Oh, rien ne sert de préparer de grands discours à servir publiquement. Mûrir, cela ne signifie pas se laisser pousser les dents pour mordre autour se soi en affirmant sa volonté de déconditionnement. En tentant de vous approcher un peu plus de vous et de la vraie nature de ce monde qui vous entoure, vous ne mûrissez pas encore, vous plantez juste votre graine dans les profondeurs de la Terre. Vous osez le faire.
En cela, je ne vous incite pas à une révolte intellectuelle ni à une sorte de dialectique orgueilleuse dans laquelle les notions mêmes de déconditionnement et d’illusion sont les leitmotivs d’un autre jeu dans le jeu.

Je le sais trop bien, mes amis, il est de bon ton aujourd’hui d’affirmer à qui veut l’entendre que nous vivons dans une grande illusion, dans un rêve d’ampleur cosmique. C’est une idée séduisante qui montre aux autres à quel point on a “compris”… Et puis après ! Et puis après, on n’a toujours pas aperçu son propre centre. Je veux dire… que l’on parle de ce que l’on n’a pas vécu et que l’on se met à réciter un autre catéchisme.
Se déprogrammer, ce n’est pas réajuster son égo à une autre longueur d’ondes. La connaissance de soi, cette paix absolue qui est l’Eveil ne sera jamais affaire de philosophie mais de pratique. Il s’agit d’une expérimentation sacrée.

Ainsi, lorsque je vous dis “clamez votre indépendance”, c’est à vous-même que je vous demande essentiellement de vous adresser. Je vous demande d’identifier les réflexes viscéraux, émotionnels et mentaux qui voilent votre vraie nature, c’est-à-dire qui cachent la matière première de votre être jusqu’à donner l’impression que celle-ci est flétrie, pervertie.
Partez résolument et avec tendresse à la recherche de vos automatismes. Je répète “avec tendresse” car pourquoi ajouteriez-vous la tristesse et le reproche, là où il y a déjà l’oubli et la souffrance ? Oui, ce sont vos automatismes, vos réflexes, vos mémoires qui génèrent la glaise avec laquelle vous pétrissez votre quotidien. Ainsi, faites un pas qui en soit réellement un. Osez ne plus jamais affirmer “j’ai l’habitude de…”, déshabillez vos habitudes. Il faut que vous observiez enfin ce qui est à leur source. Et si vous me répliquez qu’il peut y avoir de bonnes habitudes, je vous réponds “certes”, mais ayez le courage d’aller derrière elles, là-bas, tout dans le fond. Vous y trouverez peut-être une bonne conscience à acheter, une peur, une obéissance passive. Etes-vous de ceux qui aiment la Lumière pour elle-même ou qui font mine de l’aimer, de l’espérer, par passivité, par crainte de l’opinion ou du fameux karma ?”

Ainsi donc, voyez-vous, lorsque je vous demande “qui êtes-vous ?” je ne fais que vous appeler à devenir adultes parce que je ne veux pas recueillir la réponse de vos automatismes et de vos prétextes. Oh, soyez-en certains, ce n’est pas moi ni quelque maître qui vous rendrons adultes.
La connaissance du Soi, c’est-à-dire la plongée dans le bonheur, ne ressemble pas,
à un savoir en conserve que l’on peut offrir à autrui, bien empaqueté.
Elle naît de l’autonomie, je veux dire du principe fondamental de Liberté car l’attachement à tout ce qui fige est un lénifiant qui vous entraîne à rêver de ce que vous n’êtes pas.
Cependant, peut-être ne pouvez-vous pas encore vous passer d’habitudes… Alors, rendez-les sacrées, offrez-les au Divin. Peut-être aussi n’avez-vous pas encore la force de vous aventurer loin de vos points de repère… Alors, sachez au moins que ce sont des ports d’attache momentanés et des automatismes que vous vous autorisez. Admettez leur arbitraire. Souriez à l’Illusion en lui disant : “je t’ai reconnue”. Dès lors, vous allez commencer à ne plus subir les règles du jeu puisque, du jeton inerte que vous incarniez dans ce jeu, vous allez devenir acteurs et auteurs.

Ce faisant, votre tâche, mes amis, consiste à vous centrer sur Ce qui agit en vous et à travers vous, sur Ce qui anime le moule que vous êtes. Ne comptez pas sur moi pour fournir une réponse figée à cette question aux allures de méditation.
Je vous le répète, vous êtes les maîtres absolus du jeu que vous jouez et qui n’est ni plus ni moins qu’une pièce de théâtre. Notez surtout ceci : vous n’allez pas devenir ces maîtres absolus, vous l’êtes de toute éternité. Tel que vous vous voyez, vous vous êtes inventés. Vous êtes des parcelles de la Divinité qui se sont perdues dans sa Création au point d’en devenir amnésiques. A première vue, cela peut vous paraître absurde ou sacrilège mais le sacrilège n’existe pas en lui-même… tout comme l’impureté. Ni une parole, ni un acte ne peuvent être sacrilèges ou impurs, seule la pensée qui les génère puis les oriente a le pouvoir de l’être.

Alors, se manifestant ainsi, une telle pensée évoque l’énergie du scorpion qui retourne son dard contre lui-même et s’auto-empoisonne. D’ailleurs, dites moi…d’où vient cette pensée et surtout, d’où vient la pensée en général ? La compréhension de tout cela sera issue de votre volonté de vous tenir plus ou moins en aval de la Source, c’est-à-dire de votre puissance de non-identification à l’apparence que vous donnez de vous-mêmes.
Retrouver son indépendance, s’extraire du sillon rayé de son propre disque n’est pas une affaire de capacité de pénétration intellectuelle mais de bien autre chose. C’est juste une question de perception intime alliée à une volonté d’aimer vraiment et enfin ! Cela commence par un flou… mais n’est-il pas naturel d’expérimenter cette sensation lorsque l’on réajuste son regard ? Osez donc lâcher le bord de la piscine et nagez dans la direction même où il vous semble n’avoir pas pied. Le fait d’oser et celui d’avoir confiance sont tous deux enfants de la simplicité. C’est donc réellement vers le dépouillement que je vous emmène si vous voulez bien me suivre.”

Anne et Daniel Meurois-Givaudan : Celui qui vient

Résultat de recherche d'images pour "anne givaudan celui qui vient"

A lire également des mêmes auteurs : Celui qui Vient, Editions Amrita et Editions S.O.I.S.

A lire aussi, les avertissements de Anne Givaudan et Daniel Meurois concernant leur livre Celui qui Vient : http://carl.freeoda.com/monde/celui.html

Ce récit se déroule entre Phnom Penh, la jungle des Khmers rouges et le temple d’Angkor. C’est le douzième témoignage recueilli par Anne et Daniel Meurois-Givaudan, un témoignage plus que jamais d’actualité puisqu’il nous fait plonger au cœur de la signification spirituelle des secousses qui agitent notre monde. Chacun de ses chapitres relate l’enseignement d’un maître de sagesse ayant connu l’Éveil au Cambodge et nous fournit une méthode afin de mieux nous connaître et nous pacifier. On y découvre aussi les racines d’une conspiration mondiale visant à asservir la conscience humaine et à laquelle chacun participe sans le savoir. À la fois reportage, instrument de réflexion, outil de travail sur soi et aussi d’action, « Celui qui Vient » offrira un Souffle nouveau à ceux qui veulent libérer leur « Christ intérieur ».

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*